Le sens de la ville

  Création de zones commerciales périphériques aux centres urbains, dissociation de l'habitat des zones économiques, aménagement de vastes zones résidentielles en secteur rural, la conjonction de ces phénomènes se traduit par une forte progression du transport individuel. La saturation des centres villes, l'augmentation des temps de parcours, l'insécurité routière et le dépassement des niveaux d'alerte de pollution, posent, avec encore plus d'acuité, la question de solutions alternatives du " tout automobile ".
 

Certes, cette problématique nous interpelle individuellement dans le choix de nos modes de déplacement quotidien, mais aussi collectivement dans le choix des politiques publiques d'aménagement.

Deux scenarii, étroitement imbriqués mais participant de logiques diamétralement opposées se font jour.


Le cercle vicieux    
 


 

D'une part, le "cercle vicieux" du tout routier qui poursuit et amplifie la prédominance du transport individuel au détriment du transport collectif :
plus de routes et d'autoroutes pour répondre à l'afflux de voitures, ce qui se traduit par une saturation des centres urbains et des entrées de ville, donc une moindre efficacité des transports collectifs ralentis en centre ville. Pour répondre à cette saturation, les pouvoirs publics construisent de nouvelles infrastructures routières avec pour conséquence une augmentation du trafic, davantage de pollution automobile et d'accidents de la route. Par ailleurs, pour échapper aux noyaux urbains saturés, les populations seront tentées de s'éloigner plus loin vers les campagnes…et seront encouragées à utiliser les voitures particulières.

 

Le cercle vertueux     
 


  L'autre scénario, celui du "cercle vertueux" s'inscrit dans une logique de développement durable en privilégiant des modes de transports collectifs modernes et moins polluants de la périphérie vers les centres villes et pour les déplacements à l'intérieur des villes.
La mise en place de transports collectifs rapides, réguliers et moins onéreux incite à leur utilisation au détriment du transport individuel. La réduction du trafic automobile libère des espaces pour renforcer les dessertes collectives et d'autres aménagements urbains. De plus en plus rapides, et de moins en moins coûteux du fait de leur fréquentation accrue, les transports collectifs sont de plus en plus attractifs. La réduction des déplacements en voiture particulière se traduit par une diminution des accidents et de la pollution liée au trafic, le cadre de vie de chacun s'en trouve amélioré.


La L2, Un maillon du cercle vertueux    
 
 

La mise en service de la L2 doit impérativement s'accompagner d'une réduction de l'offre de circulation sur les voies existantes en saisissant cette occasion pour donner un espace réservé aux transports collectifs, aux piétons, et aux deux roues.
Ainsi ce sont les voies dont le trafic va être allégé par la L2 qui doivent être prioritairement réaménagées, et ce concomitamment à l'ouverture de la L2 Est : le Jarret, Fleming et Plombières , les avenues Arnavon et Allende.
Sur ces rues et boulevards où la circulation sera allégée, on gagnera plus de confort pour les piétons, mais aussi de l'espace pour créer une voie réservée aux transport en commun, tramway ou bus.


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